Le congrès de Liège en juillet 2016 et ses suites

Présence du FSEF au Congrès de Liège (14-22 juillet 2016)

Pour la seconde fois, le FSEF s’est distingué par une opération d’entraide et de solidarité à un congrès de la FIPF. En effet, après le Congrès de Durban en 2012, la ville de Liège a offert à nouveau à notre Fonds l’occasion de concrétiser l’objectif qui a sous-tendu sa création à Lausanne en 1992, à savoir un soutien matériel à des collègues issus de pays économiquement moins favorisés. Pratiquement, notre aide a consisté à financer la prise en charge, sur place en Belgique, de 10 congressistes selon le budget suivant établi par le Comité d’organisation (685 euros par personne), se détaillant de la manière suivante : frais d'inscription : 140 euros; forfait des repas : 96 euros + repas final 50 euros + repas d'inauguration 35 euros; frais de logement (petit-déjeuner compris) : 280 euros; frais du pass "culture" : 50 euros; frais de déplacement dans Liège : 39 euros. Total : 6 850 euros. Ces prises en charge ont été attribuées en collaboration avec la Fédération internationale des professeurs de français (FIPF).

Enfin, nous avons sponsorisé une manifestation du programme culturel, soit la représentation de la pièce "L'étranger" de Camus du Théâtre Arlequin : 2 150 euros.

La participation totale du FSEF (donc de l’ASPF, car ce sont les deniers provenant de nos cotisations) s’est donc élevée à 9 000 euros.

La présence de la Suisse officielle n’était pas non plus en retrait par rapport à  sa contribution au Congrès de la FIPF à Durban en 2012. On se souvient que le Service de la francophonie avait soutenu  financièrement le concours ALTER-natif supervisé par ce qui était encore la section suisse du Fonds mondial pour l’enseignement du français (FMEF). De surcroît, notre ambassadeur à l’époque à Johannesbourg, M. Christian Meuwly, soucieux de la visibilité de notre pays, avait pris l’initiative, en marge du 300ème anniversaire de Jean-Jacques Rousseau, de monter l’opéra Le Devin du village en recourant à des musiciens et des chanteurs locaux. Cette soirée culturelle à Durban en juillet 2012 fut un tout grand moment pour les congressistes qui, pour la plupart, découvraient l’œuvre musicale du citoyen de Genève.

Les heureux hasards ne se produisant pas seulement dans les romans, il s’est trouvé que M. Christian Meuvly a été nommé entretemps ambassadeur en … Belgique ! C’est donc avec lui et avec M. Marc Bruchez, nouveau chef du Service de la Francophonie à Berne, que nous avons préparé la participation de la Suisse officielle durant le Congrès de Liège en juillet 2016.  Celle-ci s’est déclinée en deux temps : d’abord, inséré dans la thématique du Congrès, l’exposé de M. Bernard Wicht, chef de l'Unité de coordination Culture & société, Organisations internationales, du Secrétariat général de la CDIP  (Conférence suisse des directeurs cantonaux de l'instruction publique). Ensuite, sans doute l’un des moments forts du programme culturel, le concert du chanteur d’origine valaisanne Marc Aymon, invité par M. Christian Meuwly. Le chanteur s’est taillé un beau succès, réussissant à créer une chaude complicité avec le public international de la Cité Miroir de Liège. Le choix du lieu a également contribué à la totale réussite de la manifestation, puisqu’il s’agit en fait  d’une ancienne piscine transformée en lieu culturel, une authentique prouesse architecturale ! C’est également à cet endroit que s’est tenue la réception offerte par notre ambassadeur, en présence de nombreux invités, dont le Conseil d’administration  de la FIPF in corpore. Ce moment de convivialité a aussi été l’occasion pour les membres de l’ASPF de faire la connaissance de celui qui allait devenir en fin de congrès le nouveau président de la FIPF, M. Jean-Marc Defays, lequel nous a exprimé de vive voix sa grande reconnaissance pour le geste financier fourni par notre association.

Concluons sans forfanterie ! La Suisse n’a pas démérité à Liège et, grâce aux liens noués, nous pouvons envisager avec optimisme notre collaboration avec la FIPF, en nous fondant sur de nouvelles bases !

 

Georges Maeder, au nom du FSEF

 

P.-S. On lira dans les annexes une présentation du FSEF et notre lettre au nouveau président de la FIPF, M. Jean-Marc Defays.

 

Annexe 1: Présentation du FSEF      

Le Fonds suisse pour l’enseignement du français FSEF est une émanation de l’Association suisse des professeurs de français a.s.p.f.. Il  a été créé en 1992 à Lausanne, lors du VIIIème Congrès mondial des professeurs de français associés à la FIPF (Fédération internationale des professeurs de français).

Il a pour but de soutenir financièrement les projets pédagogiques en faveur du français  et de la Francophonie.

Projets soutenus à présent :

1999                          Manuel « Vie d’enfant » de l’APFA  (Association des professeurs de français d’Afrique)

2004               Financement  de l’enseignement bilingue au Burkina Faso de l’OSEO (Œuvre suisse d’entraide ouvrière)

2012               Concours ALTER-natif  dans le cadre du XIIIème Congrès mondial de la FIPF à Durban

2016               Prises en charge de congressistes au XIVème Congrès mondial des professeurs de français de Liège « Français, langue ardente »

                        Spectacle « L’Étranger «  de Camus, présenté aux congressistes dans le cadre du Congrès de Liège par la troupe du Théâtre Arlequin

 

Delémont, le 29 septembre 2016                                      Georges Maeder, président

Annexe 2: lettre au président de la FIPF

 

Delémont, le 29 septembre 2016

                                                            Monsieur

                                                                 Jean-Marc Defays

                                                                 Président de la FIPF

 

 Monsieur le Président,

J’ai pris connaissance avec beaucoup de plaisir de votre récente lettre de remerciements relative à la contribution du FSES au Congrès mondial de juillet dernier à Liège. De mon côté,  je vous exprime, au nom de la délégation suisse, notre plaisir à relever le savoir-faire du comité d’organisation en ce qui concerne le contenu thématique et la logistique de la manifestation; nous avons aussi apprécié, cela peut apparaître un détail, mais il a son importance quand on connaît le pouvoir d’achat restreint de quantité de congressistes, votre générosité durant les pauses (distribution de boissons, pâtisseries et fruits).

L’objet de ma lettre vise à vous rappeler l’origine du Fonds suisse pour l’enseignement du français (FSEF).  Je m’exprime sous le contrôle de vos collègues Robert Massart et Raymond Gevaert : le FSEF est le successeur de la section suisse du Fonds mondial pour l’enseignement du français (FMEF-CH), fondé en 1992 à l’issue du Congrès mondial de Lausanne par Jean-Claude Gagnon, président sortant de la FIPF. Ce dernier entendait alors manifester concrètement l’esprit de solidarité qui devait se manifester de la part des quatre pays membres de la CFLM (Belgique, France, Québec-Canada, Suisse) envers les associations  membres de la FIPF moins bien loties du point de vue économique.

Hélas, en dépit du travail de persuasion exceptionnel de Jean-Claude Gagnon, et de son charisme à l’échelle de la francophonie, ce beau projet n’a guère pu déployer ses virtualités.

En 2013, alors que la possibilité s’offrait à nouveau de réactiver le FMEF, et qu’une rencontre à Paris était organisée à l’initiative de Jean-Pierre Cuq, un nouveau départ dans le partenariat FIPF-FMEF semblait possible sous la forme d’une convention liant les deux associations. La section suisse pour sa part se déclarait prête à céder en contrepartie 15 000 euros à la FIPF pour permettre à cette dernière d’obtenir la reconnaissance d’association d’utilité publique. Malheureusement, le projet de convention n’étant jamais parvenu au FMEF, malgré nos demandes réitérées, il ne restait plus à ce dernier qu’à en tirer les conclusions, et à se saborder. A ma connaissance, les sections belge et française ont disparu corps et âmes. Quant à la section Québec-Canada,  elle poursuit sa mission, forte d’un beau capital, sous son propre pavillon. Pour ce qui est de la section suisse, elle subsiste également avec ses objectifs initiaux, n’ayant en rien retranché de l’élan qui prévalait lors de sa constitution.

Je tenais, Monsieur le Président, à vous rappeler la saga du FMEF, qui ressemble fort à une succession d’occasions ratées dans ses relations avec la FIPF. Aussi suis-je particulièrement heureux de recevoir, pour la première fois, une marque d’attention à notre endroit de la part des instances dirigeantes de la FIPF…

Veuillez recevoir, Monsieur le Président,  nos meilleurs vœux pour la réussite de votre entreprise à la tête de la FIPF et croire à nos sentiments les plus cordiaux.

Georges Maeder, président du FSEF