Compétences de base en langue première (CZ)

Fin mai 2015, l’ASPF (en l’occurrence son président) a été invitée à prendre position sur le rapport Eberle consacré aux compétences de base en langue première et en mathématiques au niveau gymnasial dans le cadre d’une mise en consultation dudit rapport par les instances éducationnelles politiques suisses.
Serge Erard et moi-même nous sommes donc retrouvés à Olten le 1er juillet 2015 à l’invitation de la SSPES, en compagnie des représentants de l’allemand langue première et de nos collègues enseignant-e-s de mathématiques tant romands qu’alémaniques.
Outre le fait que pour la plupart des cantons romands, le 1er juillet tombait en période de vacances estivales et que le mois de juin est traditionnellement consacré aux examens de maturité pendant lesquels les profs de disciplines fondamentales (langue 1ère et math…) sont lourdement mis à contribution, la canicule de cet été n’a pas toujours aidé à garder la tête froide lors des discussions agencées.
En un mot comme en cents, l’ASPF émet des réserves certaines face à ce rapport, tant sur le fond que sur la forme. Sans vouloir revenir sur les détails, relevons simplement que la base sur laquelle repose le rapport nous a semblé bien trop faible quantitativement et qualitativement pour une prise de décision politique aux conséquences nationales tangibles.
De plus, nous n’avons pas pu nous défaire du sentiment, face aux nombreuses erreurs grossières de traduction par exemple, que ce rapport, en ce qui concerne la langue 1ère, se fonde avant tout sur la situation très spécifique de l’allemand en Suisse alémanique confronté à l’emploi du dialecte, alors que la situation romande dans ce dossier comporte d’autres spécificités dont on ne tient pas ou trop peu compte. Sans doute n’en va-t-il pas autrement de nos collègues enseignants d’italien…
Enfin, l’accent mis dans ce rapport sur des compétences basales avant tout (si ce n’est exclusivement) réceptives, nous a poussé à remettre en question la visée d’augmenter la qualité de l’enseignement gymnasial et par ce biais la valeur intrinsèque de la maturité gymnasiale.
La SSPES a récolté et synthétisé les remarques faites lors de cette journée de travail (de forçats serais-je tenté d’écrire face aux températures vécues et subies lors de cette journée) et les a fait parvenir à qui de droit, dans le cadre de ce processus de consultation. La suite au prochain numéro…
Christophe Zimmerli, Président
Note de la rédaction: Vous trouverez la prise de position de la SSPES, ainsi qu‘un lien interne au document concernant les mathématiques, à l‘adresse suivante: http://www.vsg-sspes.ch/fr/publikationen/vernehmlassungsantworten/
Le sous-projet 1 de la CDIP, dans le cadre duquel la SSPES a émis sa prise de position, sera indirectement le sujet de l‘assemblée plénière à Brigue, le 27 novembre, qui s‘occupera de la transition gymnase-université. Voir GH 4/15.